samedi 20 juillet 2013

L’Etranger, de Jacques Ferrandez, adapté du roman de Camus 6/10

 

Lorsque Meursault apprend le décès de sa mère qu’il avait placée dans un asile pour y finir sa vie, il enfile le brassard noir de circonstances et prend un car pour se rendre aux funérailles. Terrassé par la chaleur plus que par le chagrin, les sentiments semblent glisser sur lui. A son retour, il retrouve une amie avec qui il noue une relation. Elle éprouve des sentiments pour lui qui reste distant mais accepte de l’épouser, car tout lui est égal se plaît-il à répéter. Il se laisse porter par la vie, sans jamais sembler animé par des sentiments. Seul son corps et la chaleur lui dictent certaines de ses actions. Comme le meurtre qu’il va commettre sur un arabe sans raison apparente et qui va marquer le début de son procès.

Les illustrations sont très belles et les pages vibrent des couleurs chaudes de l’Algérie et de son atmosphère. Je n’ai pas lu le roman de Camus alors il m’est difficile de comparer cette version avec l’originale ; cependant je n’ai pas accroché avec ce personnage qui semble étranger à sa propre vie, vide et dépourvu de sentiments. En revanche, ce qui est intéressant c’est de suivre le déroulement de son procès qui condamne plus Meursault en tant qu’homme et sa façon de remettre en cause tous les piliers de la société que le meurtre qu’il a commis sur un arabe. A lire quand même, surtout pour les amateurs de Camus et en particulier de ce roman, car d'après les articles que j'ai pu glaner sur internet, l’adaptation semble bien réussie. C’est plutôt le sujet qui m’a un peu filé entre les doigts…




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