jeudi 17 janvier 2013

Barbe bleue, de Amélie Nothomb 6/10

Saturnine répond à une étrange annonce pour sous louer une chambre dans un immense appartement parisien. En attendant de rencontrer le maître des lieux, elle apprend que toutes les jeunes femmes qui ont habité sous le même toit que lui ont étrangement disparu. Peu impressionnée et impressionnable, Saturnine ne se défile pas et conquiert l'insaisissable conte d'origine espagnol qui vit en ermite , entouré seulement par ses domestiques et nourri au Dom Pérignon et au caviar. Chaque soir, ils se retrouvent au souper et la jeune fille cherche à percer son mystère, sans risquer de figurer à son tableau de chasse.

Avant toute chose, ça me fait un peu bizarre de mettre la même note au dernier Amélie Nothomb qu'à "Cinquante nuances de Grey", car les deux auteurs ne jouent pas du tout sur le même tableau...
 Bref, c'est dit. C'est un Amélie Nothomb parmi d'autres, c'est à la fois vif, brillant et éloquent. Les échanges voire les joutes verbales entre les protagonistes sont pleines de références culturelles et littéraires, elle fait honneur au conte de Perrault qu'elle revisite à la lumière de notre époque. Oui mais. Comme pas mal de romans signés par Amélie Nothomb, (et il y en a, pas moins de 1 par an depuis 20 ans !) je trouve que c'est froid et aseptisé. Ses personnages manquent de rondeur, tout se joue dans le dialogue, comme une pièce de théâtre. J'aimerais qu'elle se mette plus à nue, elle a surement plus à mettre sur la table.

Je ne suis pas très loquace ce soir, juste envie d'aller me réfugier sous la couette ...


Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire