mardi 16 octobre 2012

Camille redouble, de Noémie Lvovsky 4/10



Quarantenaire en instance de divorce, Camille vacille. Elle n’a plus de prise sur sa vie qui lui échappe et surtout sur son mari qui part pour une autre, visiblement plus jeune. Le soir du nouvel an, elle retrouve sa bande de copines de lycée qu’elle n’a plus vues depuis belle lurette. L’alcool aidant, elle danse sur des vieux tubes des années 80 qui la replongent dans son adolescence… à tel point qu’elle se réveille le lendemain à l’hôpital, avec des Doc Martens aux pieds, un tutu mini-jupe et un perfecto. Elle tombe des nues quand elle aperçoit ses parents décédés au détour d’un couloir qui viennent la chercher pour la ramener à la maison, comme si tout était normal. Plongée dans sa vie passée, elle a désormais les cartes en main pour changer le cours de son destin… va-t-elle retomber amoureuse du même homme même si elle sait que leur relation est vouée à l’échec et va la faire souffrir ?

Les critiques sont unanimes, Noémie Lvovsky a réalisé le film surprise de ce début d’année, nous fait hurler de rire et nous émeut… peut-être est-ce un problème de génération ? En tout cas je n’ai pas adhéré du tout au film alors qu’il y avait, me semble-t-il, tant à faire. Alors oui, on sourit de voir Noémie Lvovsky avec son visage et son corps de trentenaire retomber en adolescence, on s’émeut (un peu) de la voir toucher, sentir et enregistrer ses parents qu’elle a perdus et qui lui manquent, on s’imagine retourner à l’école et décorer sa chambre avec les posters de nos idoles. Oui mais ça ne suffit pas, le scénario est plutôt creux, la relation avec son prof totalement improbable et assez inutile, et sa rencontre avec son futur mari dont elle redoute de retomber amoureuse n’apporte aucune magie à l’ensemble. Bref, ses questionnements restent une bonne base pour faire un film mais il me semble qu’elle aurait plus aller plus loin et nous faire revivre davantage la folie des années 80, en choisissant notamment avec plus de soin sa BO.

Bref, je suis passée à côté…

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