dimanche 2 mai 2010

Les corps perdus, de François Gantheret 6.5/10

Dans la montagne d’un pays du Maghreb, Tamia construit avec patience et détermination un plan d’évasion pour Elijah, l’homme de sa vie. Prête à tout et même à donner de sa personne, elle ignore pourtant s’il est toujours en vie, elle sait seulement qu’il est retenu prisonnier dans un camp dont les rescapés sont rares.
Au fond d’un puits, Andrès, un ancien journaliste,  attend toute la journée et toute la nuit le moment où un garde glissera un seau d’eau et une bouillie infâme destinée à le sustenter… barbu, amaigri, sale, il croupit au fond de ce trou où il a été jeté pour avoir trop exprimé son opinion sur un régime qu’on devine totalitaire. Il tient en vie grâce au seul souvenir de Léa…
Les destins de ces deux personnages animés par la rage de vivre leur amour vont se croiser…
Une écriture fluide, une trame qui conserve le mystère sur le pays et l’époque, des personnages passionnés, perdus, malmenés par la vie… et une rencontre qui leur permettra d’aller au bout de leur quête, et de se confronter à des révélations pour le moins douloureuses. C’est beau et épuré, et en même temps ce flou sur le temps et le lieu qui rend le sujet encore plus universel, m’a empêchée d’adhérer totalement à l’histoire. On a parfois l’impression d’entrer dans un rêve dont il nous manquerait les clefs pour tout comprendre, on s’arrête presque aux prémices, on est autant dans le doute et l’interrogation que les personnages et c’est un peu frustrant…


A vous de voir, et puis je n’ai pas lu ce livre dans les conditions optimums de concentration alors ça n’a peut-être pas aidé.



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