lundi 19 avril 2010

L’énigme du retour, Dany Leferrière 6/10


Un homme d’âge mur apprend par téléphone la mort de son père, un haïtien exilé à New-York dont il ne sait pas grand-chose. Cette nouvelle réveille une multitude d’émotions en lui et il décide de retrouver ses racines en Haïti. Ses sens sont constamment aux aguets dans ce pays  où violence, révolte, pauvreté et poésie se côtoient au quotidien. Lui, cet exilé qui a réussi à Montréal, retrouve la terre de ses ancêtres et apprend à connaître son père par les témoignages qu’il recueille.
L’auteur, un haïtien exilé à Montréal,  est journaliste et chroniqueur… chassé comme son père par un régime dictatorial, il a réussi loin de chez lui, loin de cette terre fantasmée qu’il retrouve peu à peu lors de ce retour aux origines. Il nous livre un récit multisensoriel, fait de ressenti, de visions, d’odeurs, de contacts et pour ce faire il utilise la forme de l’haïku. Pour mieux comprendre ce que ça peut donner, voici une définition de wikipédia à propos de cette forme littéraire : « Le haïku ne se contente pas de décrire les choses, il nécessite le détachement de l'auteur. Il est comme une sorte d'instantané. Il n'exclut cependant pas l'humour, les figures de style, mais tout cela doit être utilisé avec parcimonie. Il doit pouvoir se lire en une seule respiration et de préférence à voix haute. Il incite à la réflexion. Il est préférable de le lire deux fois afin d'en saisir complètement le sens et la subtilité. C'est au lecteur qu'il revient de se créer sa propre image. Ainsi, le haïku ne doit pas décrire mais évoquer. »

Voila, c’est bien dit alors je préfère copier wikipédia que de me perdre dans une explication hasardeuse. L’écriture est belle, évocatrice et sensible, mais il faut aimer la contemplation… alors voila le pourquoi de ma note un peu moyenne, même si la langue est belle, il me manquait une petite intrigue pour m’embarquer complètement. En tout cas, si ce livre a été achevé d’imprimer avant le tremblement de terre, il reste d’actualité en nous décrivant la réalité d’un pays qui peine à sortir la tête de l’eau.

Un livre sur l’exil et le deuil, une écriture poétique mais un petit manque de sel pour moi… Couronné tout de même par le prix Médicis étranger !

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