mercredi 21 avril 2010

Le sommet des dieux (tome 2 et 3) de Jiro Taniguchi


 
Il fait beau et la programmation du Pathé Bellecour ne me propose rien de bien alléchant alors pour une fois je sèche ma séance de cinéma du mercredi… et alimente mon blog grâce aux commentaires de Herwann de blog culturel sur ses dernières lectures avec notamment la suite du "Sommet des dieux" de Taniguchi, et oui encore lui  !


Eh oui, voilà je n’ai pas pu m’arrêter en si bon chemin et après avoir très apprécié le tome 1, voici que je viens de terminer les tomes 2 et 3… il ne m’en reste donc plus que 2…

Se confronter à la nature est une lourde tâche pour ces hommes qu’ils soient solitaires ou en groupe d’ailleurs. Avant tout, c’est contre eux-mêmes qu’ils se battent, pour eux ; ils testent leurs limites, repoussent celles-ci.  

Fukamachi est toujours à la recherche d’informations sur l’homme qu’il a vu au Népal, sur Habu Joji qui pourrait être celui qui a trouvé l’appareil de Georges Mallory lorsque les deux hommes ont disparu en 1924 sans que l’on sache précisément s’ils ont atteint ou pas le sommet de l’Everest.
Kodak pourrait développer le film même après tant d’années…C’est à cette occasion qu’il rencontre Kishi Ryoko, la sœur de ce jeune alpiniste disparu lors de son ascension avec Habu San dans le tome 1. Habu Joji lui a remis son journal, celui qu’il a rédigé contre la mort qui le tenaillait lorsqu’il bivouaquait, meurtri et qu’il voyait des hallucinations. Un très beau moment que celui-ci, émouvant. C’est grâce à l’équipe de repérage d’Hasse Tsuneo qu’il sera sauvé in extremis après avoir réalisé l’impossible.

A travers cette quête d’absolu, retrouvez en filigrane l’histoire de la conquête des sommets. Ces dieux vivants et bien réels qui ne se lassent pas de surprendre les meilleurs dans les moments les plus inopportuns. L’Homme face à la roche, à la solitude, à lui-même; il doit aller au-delà des limites qui sont les siennes pour approcher la demeure des dieux volatiles. L’importance que revêt pour certains le fait d’avoir réalisé quelque chose encore jamais tenté, l’impossible en quelques sorte, sorte de vanité humaine qui se paye un jour ou l’autre.

Le tome 3 revient sur l’histoire de l’ascension de l’Everest par Mallory et Irwine le 6 juin 1924, qui sert de fil conducteur à l’histoire, tout en suivant l’itinéraire d’Habu Joji et de son projet en solitaire. En continuité avec le tome précédent, on apprend qu’Hasse Tsuneo, le rival médiatique a voulu effectuer l’ascension du K2 en solitaire. Fukamachi n’imagine pas que ce projet soit né de rien et au détour d’une note d’Hasse il comprend qui est à l’origine de ce projet et le pourquoi de celui-ci. Rassemblant ses forces et voulant lui aussi s’inscrire dans l’histoire, la sienne d’abord puis peut-être celle des hommes, il part à la recherche d’Habu san au Népal. Il sera xxx par  Kishi Ryoko  qui même si elle a tourné la page de son histoire veut essayer de comprendre, d’avoir des réponses. Suite a quelques incidents, les réponses tombent d’elles-mêmes, il est l’heure pour Fukamachi d’essayer de rejoindre Habu Joji et de le suivre dans son ascension de la face sud-ouest de l’Everest en solitaire, une première encore jamais tentée.
Les portes du toit du monde… un défi à la hauteur de ce personnage.

Voilà, encore deux tomes à découvrir de Jiro Taniguchi pour en connaître un petit peu plus sur l’univers de la montagne, des sommets et avoir envie d’en apprendre plus sur ces ascensions..

On revient sur l’enfance d’Habu et de sa soif de reconnaissance, de sa volonté.

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