mardi 2 mars 2010

Shutter Island, de Martin Scorcese avec Léonardo di Caprio

Après la BD, voici le film adapté du roman du même nom de Dennis Lehane.

Le pitch est toujours le même : Shutter Island est un caillou rocheux très éloigné des côtes sur lequel sont internés de dangereux malades psychiatriques, criminels sanguinaires pour la plupart. Le marshal Teddy Daniels et son nouveau collègue viennent enquêter sur la mystérieuse disparition d’une détenue. Mais la direction de l’hôpital ne leur donne pas accès à toutes les informations dont ils ont besoin pour mener l’enquête… ils semblent être les victimes d’un complot destiné à les piéger sur l’île pour les empêcher de divulguer des informations concernant des expérimentations douteuses menées sur les patients. Dehors, la tempête fait rage et aucun ferry ne peut les ramener sur la terre ferme... Teddy Daniels dont le passé douloureux le hante sous forme de cauchemars et de visions, cherche le coupable de la mort de son épouse, un pyromane récidiviste qui est incarcéré dans le bâtiment de haute sécurité. Ils sont menacés de tous les côtés et le piège semble se refermer sur eux…arriveront-ils à s’échapper du caillou frappé par les vagues ?

On l’a bien compris, l’enquête part dans plusieurs directions et est rendue plus complexe encore par les cauchemars du marshal qui nous distillent des informations sur la disparition tragique de son épouse. Au fur et à mesure que l’enquête avance, l’intrigue se densifie et la menace grandit en même temps que la tempête gronde. Et c’est là que le bât blesse, car ce que Christian de Metter a réussi à couper dans sa BD pour rendre l’histoire fluide tout en conservant les images surréalistes des cauchemars, Martin Scorcese l’a intensifié jusqu’à atteindre l’overdose. Un trop plein d’informations, de visions, de cauchemars, d’intrigues, de sordide… au milieu du film, on frôle l’indigestion… heureusement, le scénario tient la route et le dénouement pour le moins surprenant vient conclure en beauté ce film. On comprend alors le cheminement du réalisateur mais il n’en reste pas moins qu’il a poussé le bouchon trop loin et qu’en allégeant le tout, il aurait été sans doute été plus efficace. Bon ce n’est que mon humble avis et il s’agit de Scorcese mais je vous livre tout de go mon ressenti. En tout cas, Léonardo di Caprio est vraiment très bon dans ce personnage asphyxié par son passé et bouffé par sa culpabilité, il donne tout pour ce rôle et c’est aussi grâce à lui que le film tient la route.

Peut-être ai-je été déçue justement parce que je connaissais le dénouement, en tout cas je vote pour la BD et contre le film.

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire