lundi 22 mars 2010

Le jeu de l’ange, de Carlos Ruiz Zafon 7/10

Barcelone, dans les années 20. David Martin, un jeune écrivain en herbe qui rêve de pouvoir vivre de sa passion, se voit proposer la rédaction d’un feuilleton… les lecteurs s’arrachent le journal qui le publie et c’est le début de la renommée. Viré malgré son succès, rongé par un impossible amour, trahi par son mentor et ami, abandonné par un père assassiné trop tôt, il ne peut compter que sur lui-même. Grâce aux premiers derniers empochés, il s’installe dans une maison qui semble habitée par un passé trouble qui tend à refaire surface. Au même moment, il signe alors un contrat avec un mystérieux éditeur étranger… un engrenage menaçant se met en branle, et le jeune auteur se retrouve confronté à une série de meurtres comme s’il avait vendu son âme au diable en signant cet ultime contrat.

C’est à Carlos Ruiz Zafon que l’on doit l’excellent « L’ombre du vent » (récompensé par des prix et vendu à plus de 10 millions d'exemplaires !!!), titre à offrir de toute urgence à toute personne aimant lire… ou pas… car il pourrait susciter des vocations. 
On y retrouve le Barcelone cher à cet auteur catalan, qui nous fait voyager dans les quartiers de la ville. On y croise également les Sempere Père & Fils, héros de « L’ombre du vent ». On se perd à nouveau dans le dédale des couloirs du cimetière des livres oubliés… pour ceux qui apprécient l’auteur, tout est là. Dès les premières pages on est pris par l’intrigue, le style, les personnages et on se laisse happer par l’univers propre à l’auteur . Mais dans ces pages, le fantastique flirte avec le réel comme pour éviter à l'auteur de tout expliquer. Le lecteur demeure dans une sorte de nébuleuse jusqu'au dénouement qui tarde à arriver pour finalement n’expliquer qu’en partie le pourquoi du comment.

Un roman dense et prenant malgré une fin qui s'étire jusqu'à perdre l' efficacité du style. A ne pas faire lire à des cartésiens purs et durs.

2 commentaires:

  1. comment ça seulement 7..... surtout après une semaine de ski si éprouvante... c'est l'effet de la fièvre à n'en pas douter...

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  2. non non je t'assure... tu l'as lu? Mais ça ne m'empêchera pas de lire d'autres livres de carlos, je ne remets pas en doute son talent !

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