mercredi 10 mars 2010

La rafle, de Roselyne Bosch


L’année de ses 11 ans, Joseph se voit contraint de porter une étoile jaune sur ses vêtements. Dans l’immeuble où il vit, nombreuses sont les familles à être marquées par l’étoile de David. Des bruits courent qu’une rafle va avoir lieu, mais chacun poursuit son quotidien, et pense pouvoir faire confiance au gouvernement… et pourtant, l’impensable va avoir lieu et le 16 juillet 1942, 15000 juifs –jeunes, vieux, ou malades-  sont parqués au Vélodrome d’hiver. Annette, une jeune infirmière, est appelée à épauler le seul médecin juif chargé de soigner tous ces gens. Révoltée autant qu’impuissante devant cette rafle, elle distribue son amour à ces familles qu’elle suivra jusqu’à un camp situé dans le Loiret. C’est la première étape avant les camps de l’est…
Je me suis pris une énorme claque dans ma face …  et on se demande comme à chaque fois qu’on approche le sujet des déportations : Pourquoi ?
Le film est imparfait, certaines scènes sont un peu clichés, les décors ont parfois l’air un peu minimalistes… mais à la limite on s’en moque. Le sujet est tellement fort que tout le reste n’est qu’accessoire. Et les interprètes tellement convaincants (Gad Elmaleh, Sylvie Testud, Jean Reno, Mélanie Laurent, Anne Brochet…) qu’on s’attache à tous ces personnages et qu’on tremble en même temps qu’eux. Joseph, Nono, Jean et les autres sont encore un peu avec moi ce soir, je n’arrive pas à me défaire de l’émotion que ça a fait monter en moi. Et puis dans la salle, ça reniflait dans tous les coins, tous les spectateurs ont laissé quelques plumes dans cette affaire… ils ont applaudi aussi, en hommage à toutes ces victimes et au travail de la cinéaste qui nous permet de garder en mémoire ce genre d’événements dramatiques. Alors on a envie de laisser de côté cette tristesse, mais oublier, ça on n’en a pas le droit.
Un film imparfait mais tellement bouleversant…

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