lundi 8 février 2010

Le scaphandre et le papillon , de Julian Schnabel



Jean-Dominique Bauby est un homme dans la force de l’âge, rédacteur en chef du magazine ELLE et amateur de belles femmes. Terrassé par un accident vasculaire cérébral, il plonge dans un profond coma dont il ressort trois semaines plus tard. Il ne lui reste plus que ses yeux et son esprit car tous ses membres sont morts. Aucun muscle ne répond, il est prisonnier de ce corps inerte, où il se sent enfermé comme dans un scaphandre. Son orthophoniste va mettre au point un système d’alphabet dont il sélectionnera les lettres d’un clin d’œil. Avec patience, il construit ses mots, seule porte de sortie de cet isolement forcé. Lettre après lettre, il va dicter un livre testament qui a été publié aux éditions Robert Laffont puis en poche.

Le film démarre sur une vision floue, mouvante et obturée… c’est celle de Jean-Dominique Bauby au sortir de son coma. Le réalisateur Julian Schnabel (« Basquiat » ou « Avant la nuit ») a pris le parti d’adopter le regard du protagoniste la majeure partie du film pour mieux comprendre son enfermement. Ca fonctionne car on se sent pris en otages, enfermés à notre tour dans ce scaphandre, on a juste envie de sortir la tête de l’eau et de respirer un grand coup. Mais lui ne le peut pas, il peut juste jongler avec ses pensées, ses rêves, ses souvenirs et faire le bilan de sa vie. C’est poignant, oppressant et Mathieu Amalric est juste parfait (comme souvent) dans ce rôle où il n’est souvent qu’une voix off bien présente pourtant. On profite aussi des seconds rôles avec de très bonnes actrices comme Marie-Josée Croze (que pour ma part j’aime beaucoup), Marina Hands, Emmanuelle Seigner et Anne Consigny.

Un beau film à regarder un soir où on n’a pas trop le moral dans les chaussettes…

Un livre sans doute aussi poignant, vous m'en donnerez des nouvelles si vous l'avez lu. 


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