vendredi 22 janvier 2010

Récits oubliés, de Elsa Morante aux éditions Verdier 6/10


Une compilation de quelques cinquante récits écrits par Elsa Morante entre 1939 et 1941 alors qu’elle n’avait pas trente ans… une belle découverte littéraire.

Jusqu’à peu Elsa Morante était pour moi inconnue au bataillon et j’ai pu découvrir son talent dans cet ouvrage qui rassemble des récits qui avaient été publiés dans des journaux mais jamais encore compilés dans un volume. Ce sont des nouvelles qui mettent en scène des personnages ordinaires (bonnes, commerçants, mère de famille, instituteurs) souvent ancrés dans leur quotidien de cette Italie du début du siècle, parfois confrontés à des événements surnaturels. Folie, jalousie, mesquinerie, haine, violence, amour aussi, ces personnages sont faits de chair et de passion. Les sujets n’ont pas toujours un intérêt fou (en dehors de l’intérêt historique) mais ce qui m’a frappée c’est le talent d’Elsa Morante. J’ai lu ces pages en me demandant comme elle arrivait à obtenir une « écriture visuelle ». En trois mots, elle plante un décor. En deux pages, elle nous raconte une histoire. J’ai lu lu sur Wikipédia qu’elle avait commencé à collaborer avec des journaux pour enfants dès l’âge de 13 ans… A 18 ans elle a plaqué famille et études pour embrasser une carrière d’écrivain. Feuilletonniste pour divers jounaux, elle a également écrit plusieurs romans dont certains ont été salués par la critique. Récompensée par plusieurs prix durant sa carrière, elle compte parmi les écrivains majeurs en Italie, je suis donc ravie d’avoir pu découvrir une petite partie de son œuvre. A lire parmi d’autres, son roman « Aracoeli » qui a obtenu le pric Médicis en 1984, un an avant sa mort.

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