mardi 19 janvier 2010

L’Echappée belle de Anna Gavalda, éditions Le dilettante 6/10

Garance, une célibataire désorganisée et un peu fantasque, arrive comme toujours en retard au rendez-vous fixé par son frère Simon pour se rendre au mariage du cousin Hubert. Carine, sa belle-sœur lui jette des regards noirs avant même qu’elle ait calé ses deux fesses sur le siège arrière. Ah cette Garance qui vient toujours mettre le souk dans sa petite vie bien organisée, ne peut-elle s’empêcher de penser. Il n’en faut pas moins pour faire jubiler Garance qui entreprend alors de s’épiler les jambes à la crème sur les beaux fauteuils en cuir… Dans le rétroviseur, Simon lance de discrets coups d’œil complices à sa sœur. Lorsqu’ils retrouvent leur grand sœur Lola, jeune divorcée qui fuit les mariages comme la peste, c’est l’élément déclencheur pour tout laisser en plan et partir rejoindre leur frère Vincent qui joue aux guides dans un château à deux heures de route. Le ton est donné et Anna Gavalda nous embarque sur un rythme très enlevé dans cette échappée belle ou ces quelques heures que la fratrie va voler pour retrouver des miettes de son enfance.

Le rythme est bien maintenu du début à la fin, les répliques sont assez mordantes et le ton très parisien mais on ne peut s’empêcher de sourire devant quelques phrases bien senties sur les ploucs… Le sujet est attirant et intéressant, la fratrie, leur complicité, ce lien indéfectible qui les réunit et qui fait leur force, leurs failles aussi, dues à leur éducation mais sûrement plus à leurs personnalités. Cependant on reste un peu trop en surface pour que l’histoire devienne réellement touchante et les personnages sont un peu trop stéréotypés pour qu’on s’y attache tout à fait. Une bonne lecture toutefois mais à réserver pour un trajet ou une plage.

A noter : Ce titre est déja paru hors commerce chez France Loisirs en 2001, cette nouvelle édition a été corrigée depuis par l'auteur.

Une phrase qui m’a beaucoup fait rire en tant qu’ancienne bisontine

« …notre cousine Sixtine s’est approchée en caquetant :

- Hé, Garance ! Harikrishna ! Tu vas à un bal costumé ou quoi ?

J’ai souri comme j’ai pu en me gardant bien de commenter sa moustache mal décolorée et son tailleur vert pomme du Christine Laure de Besançon. »

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire