mercredi 27 janvier 2010

Bright Star, de Jane Campion

Dans la campagne anglaise du début du 19e siècle, Fanny Browne, une jeune-fille de 18 ans cultivée et très douée pour la couture, fait la rencontre du jeune poète en devenir, John Keats. Sous ses apparences frivoles – elle aime aller au bal et dessiner des modèles de robe - , Fanny cache une personnalité forte et profonde qui séduira bientôt le jeune homme. Leurs deux univers vont se rencontrer et fusionner pour devenir une grande et vraie histoire d’amour. Mais John Keats est atteint de tuberculose et la maladie pèse sur eux comme une épée de Damoclès, menaçant cette passion naissante qui lui inspirera ses plus beaux vers. Et pour preuve, le titre du film est celui d'un de ses poèmes inspiré de Fanny. Alors comme les deux jeunes gens, on profite du temps que le destin leur laisse et on se laisse prendre par cette rencontre romantique, ces errances dans la campagne anglaise et ces conversations sur la poésie.

Jane Campion signe ici un beau film romantique qui met en lumière les débuts d’un poète qui mourra à 25 ans en pensant qu’il a échoué. S’il n’est pas forcément connu des français (en tout cas je parle pour moi), il est l’un des emblèmes de la génération romantique en Angleterre. Le rythme du film est parfois un peu lent et pourtant on ne s’ennuie pas, on se laisse porter par le regard sensible de la réalisatrice qui s’attarde beaucoup sur les regards et les visages de ses acteurs. L’actrice – Abbie Cornish – est totalement convaincante et passe du registre du bonheur aux larmes déchirantes avec naturel et grâce. Une bonne dose de fleurs des champs, d’éclairage à la bougie, de capelines, de bucolique et de cérémonie du thé à l’anglaise qui offre le luxe de s’échapper pendant deux heures.

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